Déloger l'animal

Publié le par Bouquetdebamboo

D_loger_l_animal

Présentation de l'éditeur  

Dans le couchant d'une ville blanche, lumineuse et brûlante, une enfant attend le retour de sa mère. Sur les toits d'un immeuble au sommet de son monde, elle perçoit les bruits d'ailleurs et ceux de l'intérieur. Mais ce soir-là, au-delà du scintillement des vagues, l'angoisse est infinie : la mère ne revient pas. Le cliquetis de ses talons aiguilles, l'éclat synthétique de sa perruque blonde, l'acidulé de ses vêtements, le velours de sa voix ne sont plus. La belle a disparu et l'enfant est perdue. Face à l'insouciance de son père, à l'inquiétante inertie des adultes, la petite Rose va réinventer l'histoire... Un roman magnifique sur la confrontation de l'enfance absolue à l'aridité des choses. Sur ce passage étroit et tumultueux, cet instant précis où l'imaginaire se met à façonner la vie rêvée, où l'alchimie de l'adolescence entre en scène pour inscrire nos vies aux abords du chemin.

***

J'ai beaucoup entendu parler de Véronique Ovaldé lors de la rentrée littéraire et j'ai tout de suite été curieuse de découvrir cet auteur. J'ai trouvé ce livre à la bibliothèque.
Au départ j'ai été déçue. Je m'attendais à quelque chose de complètement féérique hors les premières pages du livre m'ont donné le cafard. Même si l'auteur joue bel et bien de l'imaginaire de cette "petite" fille, elle est pour moi tellement encrée dans la réalité, une réalité dure, âpre, parfois crue que je n'ai ressentie que peine et mal-être. Les 10 premières pages ont été difficiles. Les phrases sont parfois très longues et j'ai trouvé l'histoire lourde et glauque. Malgré cela j'ai été prise par le récit et j'ai eu hâte de connaitre la fin.
Et puis après l'avoir terminer, après avoir fait le point car ce livre est un livre auquel on repense beaucoup après l'avoir refermé, qui fait cogiter, qu'il bouscule, bref après avoir fait le point je me suis rendue compte que cette écriture, à laquelle je ne m'attendais pas, une écriture beaucoup plus littéraire que ce que je lis habituellement, est une écriture de talent.
De là à dire que j'ai aimé je ne sais pas.
Véronique Ovaldé propulse son lecteur dans les méandres de l’esprit de Rose où il suit les chemins sinueux des monologues intérieurs de la "petite" fille.
Rose a quinze ans mais c'est une enfant pas comme les autres, un peu timide, un peu "en retard", un peu perdue dans son corps et dans sa tête, elle s’appelle Rose... mais sa vie ne l'est pas. Elle s'appelle Rose comme sa mère, mais celle-ci un soir ne revient pas et le monde autour de la petite fille s'écroule. Déjà seule, déjà enfermée dans cet univers imaginaire, Rose bascule et tente de trouver des branches auxquelles se raccrocher. Cette adolescente qui aurait pu comprendre bien des choses si les adultes s'étaient donné la peine de lui parler, de lui expliquer avec des mots simples et vrais.
Un avis mitigé, un peu brumeux sur ce livre sur lequel je m'interroge. Si vous l'avez lu j'aimerais beaucoup avoir vos avis.
Il me faudra certainement lire d'autres ouvrages de cet auteur pour m'en faire une idée précise.


«Il faut laisser aux gens qu’on aime le droit de disparaître.»
[ Véronique Ovaldé ] - Extrait de Déloger l’animal

Publié dans Au fil des pages

Commenter cet article