Joséphine 2 / Tout peut arriver

Publié le par Bouquetdebamboo

Deux BD lues récemment

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Présentation de l'éditeur :
Joséphine revient! On retrouve avec un plaisir jubilatoire l'humour corrosif de Pénélope Bagieu, son regard acéré et tendre sur les petites choses de la vie. Dans ce deuxième tome, Joséphine tombe folle amoureuse d'un homme ...marié... mais plus pour longtemps, il l'a promis. Toujours aussi gaffeuse et complexée par ses hanches, Joséphine a décidé d'adopter une nouvelle philosophie de vie: elle s'est mise au yoga et relativise...
Le story-board d'une Bridget Jones à la française, plein de légereté et d'humour...

Même si je suis évidement très contente d'avoir reçu cette BD pour mon anniversaire, sa lecture m'a quelque peu déçue.
Je crois que je trouve les aventures de Joséphine moins prenantes et moins agréables que la petite vie de Pénélope Jolicoeur sur son blog. J'avais adoré et vraiment bien rigolé en lisant "Ma vie est tout à fait fascinante" ce qui n'est pas le cas avec "Joséphine".
J'aime énormément le coup de crayon de Pénélope et Joséphine est sympa mais je ne sais pas...je ne m'y reconnais pas, je n'ai pas ri, tout juste souris une ou deux fois.
Joséphine ne fait pas partie des BD que j'ai envie de lire et de relire. Une fois m'aura suffit. Pas de grande surprise, pas de fabuleux rebondissement, des scènes de "filles" déjà vu 100 fois dans les girl moovie ou les séries télé. Je pérfére les mêmes sujets traitées avec plus de poigne par Hélène Bruller par exemple.
Quant à la fin de ce 2ème tome....enfin.. le mot fin n'est pas vraiment approprié puisqu'il n'y a pas de fin, plutôt un "à suivre". Si ça c'est pas 100% commercial...
Le tome 1 m'avait également fait cette impression, mais peut-être pas aussi fort. Joséphine est un peu trop légère à mon goût.

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Présentation de l'éditeur :
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration : l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.

Alors là, on est loin, loin, loin des girl moovie et des séries télé. Là on est dans la vie, la vraie il n'y a pas de doute. Anna Sommer retrace sa vie, de son enfance à l'âge adulte  en passant par son premier amour pour le si mignon prof de piano, les émois de la puberté, ce corps parfois ridicule qu’on aimerait cacher, les affres de la constipation, les premières règles, les moignons d’un petit camarade de jeu, une opération du cerveau ou le dévoilement des bijoux indiscrets de son petit copain...
Anna rit d'elle même et met les pieds dans le plat.
Cette BD a certainement eu un effet libérateur sur elle. Elle nous livre certains ses souvenirs, des souvenirs drôles et grinçants où le texte est secondaire, les bulles quasiment absentes
Une introspection dans laquelle je me suis sentie de trop.

Publié dans Au fil des pages

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