Le Dieu des petits riens d'Arundhati Roy

Publié le par Bouquetdebamboo

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Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir " qui aimer, comment et jusqu'où " ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ? Un récit envoûtant, plein d'humour et d'émotion, servi par une écriture neuve et poétique, qui recrée le monde de l'enfance - celui de l'imaginaire et de la liberté.

"Tout ce qu'on peut dire de l'Inde est vrai, on y voit les choses plus clairement parce que c'est le chaos", affirme Arundhati Roy à propos de ce premier livre qui lui a valu le Booker Prize en 1997. La jeune romancière indienne s'est inspirée pour son livre du village d'Ayemenem, dans l'État de Kerala en Inde du sud, où elle a grandi.

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Je voulais lire ce livre depuis très longtemps et c'est souvent lorsque l'impatiente est telle que la déception est encore plus grande.
J'aurais tellement voulu le trouvé grandiose. Mais il n'en ai rien. Je ne dis pas que ce roman n'est pas bon. Bien au contraire. Arundhati Roy a la faculté d'écrire comme on chuchoterait, tout en douceur, tout en volupté. Les descriptions sont remarquables. On goûte, on sent et on vit chaque moment mais cela n'aura pas suffit.
L'histoire est traitée de façon tellement décousue que l'on s'y perd très rapidement. Si plusieurs passages m'ont complètement hypnotisés, d'autres m'ont semblé d'une longueur insupportable. D'autant que l'on sait dès le départ la nature du drame qui va toucher cette famille.
C'est un roman bouleversant, une fois que l'on a pris l'habitude des sauts dans le temps de l'auteur et que l'on comprend toutes les causes et les conséquences de cette tragédie. Dans chaque page règne comme une moiteur, comme un sentiment de mal-être. Un roman marquant, mais difficile à appréhender.
Arundhati Roy nous montre le côté obscure de l'Inde et ça fait mal.

 

Ce livre me fait penser à la chanson que Tryo à consacré à cette grande dame qu'est Arundhati Roy. Cette chanson me donne la chair de poule et enflamme mon coeur.

Publié dans Au fil des pages

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