Les Thanatonautes de Bernard Werber
Le " phénomène Werber " continue. Après Les Fourmis et Le Jour des fourmis, deux best-sellers au succès sans précédent dans le monde entier (traduits dans 17 langues des Etats-Unis à la Corée), voici Les Thanatonautes : la grande épopée moderne qui perce jusqu'au mystère de la mort. Nourri d'informations scientifiques souvent inédites, des textes sacrés et initiatiques les plus secrets des principales religions depuis le fond des âges, Bernard Werber nous entraîne à la découverte du continent ultime, au-delà de notre imaginaire. En suivant les Thanatonautes, vous connaîtrez des rêves et des terreurs insondables, vous subirez les lois d'un univers étrange, où se cache l'énigme qui hante les hommes depuis toujours... Jamais personne n'est allé aussi loin que les Thanatonautes. Ils ont exploré la vie après la vie. L'odyssée la plus stupéfiante de tous les temps.
J'ai découvert Werber sur le tare, l'été dernier plus précisément avec son premier grand succès Les Fourmis (vous pouvez retrouvez ma critique ici).
J'avais été conquise par son style et m'étais promis de lire d'autres de ses romans dès que l'occasion se présenterait. Voilà qui est fait avec Les Thanatonautes.
Je ne m'attendais à rien en particulier et avait bien pris soin de ne rien lire au sujet de ce livre avant de l'avoir refermé.
Et bien quelle déception ! Pour tout vous dire, il m'a tellement peu captivé que j'ai lu les 100 dernières pages en travers !
Je ne remet aucunement en cause le talent de l'auteur que je salue encore une fois, il a la capacité d'inventer des histoires extraordinaires et comme dans Les Fourmis les recherches nécessaires à la construction de son récit sont remarquables mais je n'ai pas accroché à l'histoire !
Werber est pour un moi un auteur complètement à part, qui produit des œuvres tellement riches qu'on ne peut être catégorique à son encontre. Je m'explique. Des livres aussi riches que les siens provoquent forcément une multitudes de sentiments, contradictoire parfois. J'avais déjà ressenti cela avec Les Fourmis. Rire, angoisse, tristesse, réflexion, ennui...c'est à mon sens cela qui fait le talent d'un auteur, pouvoir faire réagir son lecteur de divers manières.
Mais revenons à l'histoire, l'idée de départ est exceptionnelle. Découvrir ce qu'il ya après la mort, c'est LE grand mystère de la vie ! Personne ne sait, tout le monde l'imagine, on en a peur tout autant que l'on en est curieux. Je m'attendais à ce que Werber traite le sujet avec brio et j'ai été vraiment déçue. Cela ne décolle pas, il reste dans les grandes lignes de ce que l'on "connaît" déjà sur le sujet. Le paradis, les anges, le purgatoire, le jugement dernier....c’est tout sauf original et un peu trop facile je trouve !
Trop de religions et de clichés sur le thème à mon goût. Je suis cartésienne et athée alors son idée du paradis, de l'archange Gabriel et tout ça, c'était trop pour moi. L’idée qu’il existe « physiquement » un continent où se retrouve les gens qui meurent et bien je n’y crois pas une seule seconde, l’âme qui s’élève au dessus de soi, non plus.
Je m'attendais tout de même à vraiment découvrir un autre monde, quelque chose de véritablement incroyable et plus le récit avançait moins j'étais surprise.
Le récit s'avère très répétitif et les rebondissements n'en sont pas, tout est très attendu. Les liens entre les personnages, les différentes morts, je n'ai eu aucune surprise ! Je savais dès les premières pages qui allait aimer qui, qui allait mourir...
Même dans la façon d'accéder au pays des morts, je trouve que Werber tombe dans la facilité, comme s'il avait eu plein d'idées, qu'il n'avait pas su laquelle choisir et qu'il avait au bout du compte décidé de toutes les tenter. Trop long, trop redondant et au final ennuyeux !
Je m'attendais à une réelle prise de risque et il n'en est rien. Il retrace sur son continent des morts tous les vices et les travers de la société des vivants. On voudrait en retirer quelques réflexions mais il n’en est rien. La fin n’en est pas une mais je crois que c’est un peu sa marque de fabrique, il tente d’instaurer un faux suspens qui pour moi est tombé à plat. Après la mort il y a …. Et bah c’est pas bien compliqué de le deviner !!! Surtout lorsque l’on sait qu’il y a une suite !
La partie du livre que j'ai préféré c'est le début, que j'ai trouvé très drôle ! La façon dont Mickael se présente, raconte son enfance est d'une ironie certaine. J'ai également beaucoup aimé les extraits de textes sacrés traitant des divers coutumes et visions de la mort. C'est très intéressant.
Mon beau frère (du haut de ses 16 ans) m'a conseillé la suite, L'empire des anges, qu'il a préféré aux Thanatonautes. Je tenterais peut-être mais pas pour le moment.
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