Un été avec Coo
La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d'en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d'ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L'aventure de Coo à la recherche d'autres kappa commence.
Ce film d'animation est empreint d'une poésie très particulière. Les décors sont particulièrement sublimes, à tel point que l'on oublie parfois que ce sont des dessins. L'eau par exemple semble bel et bien réelle.
Coo (prononcé cou) est une créature des eaux mi-tortue mi-oiseau objectivement assez moche avec ses longues pattes toutes frêles, son bec et ses drôles de cheveux mais si vous regardez bien son regard il en ressort une telle émotion qu'il finit par être tellement émouvant et en oubli sont physique un peu ingrat.
A travers l'histoire simple d'un enfant-kappa confrontés douloureusement au violent monde des hommes, c'est une histoire éternelle qui se décline, celle des instincts naturels confrontés à la froideur et la rigidité du monde que nous créons à notre image.
Chacun des personnages est attachant. Il y a bien une ou deux scène qui m'ont paru un peu longue voir même un peu exagéré (je pense au chien, à la fin...) mais Un été avec Coo rest un beau film d'animation, touchant, sensible et drôle.


